Nés pour l’enfer ou le Paradis ?

La question de la grâce divine et de la prédestination au Salut, question des rapports de la Transcendance à la liberté humaine, est un sujet vertigineux, en ce qu’il introduit l’esprit au seuil du Mystère. Enjeu de débats passionnés (qu’on pense, par exemple, à la Réforme et au phénomène janséniste), elle est aussi un leitmotiv de la littérature sacrée et profane des siècles passés, si inquiets des fins dernières.

Mais il faut avant tout remonter à l’origine : saint Augustin, influence majeure de la pensée occidentale.

Le « Docteur de la grâce » est le premier à avoir posé les termes du problème. Son œuvre, controversée aujourd’hui encore, est, en raison de son caractère à la fois très complexe et foisonnant, invoquée à chaque moment de la querelle, faisant l’objet d’interprétations multiples, le plus souvent contradictoires, au sein de l’Eglise catholique comme en dehors.

L’auteur, à la suite d’une thèse (2003) consacrée aux rapports de la prédication de Bossuet à la pensée augustinienne (Bossuet et saint Augustin, d’après les Œuvres oratoires. De la prédication à la prédestination), cherche à donner en peu de mots, et dans un langage accessible, des repères clairs et précis. Réflexion qui s’élargit finalement à interroger la notion même d’interprétation.

9,50 TTC

DUPIRE David