Les œuvres pour grand-orgue ou harmonium

Né de l’imagination des facteurs d’instruments de la première partie du XIXe siècle (J. Napoléon Fourneaux, A. François Debain, etc.), l’orgue expressif, ou harmonium, objet d’incessantes recherches, est constamment perfectionné dans la seconde partie du siècle par A. F. Debain, Jacob Alexandre, Victor, Charles, Auguste et Alphonse Mustel ainsi que tous les facteurs français, qui construisent des instruments à la facture très soignée.

Employé au temple, l’instrument nouveau est surtout très en vogue dans les salons, où il rivalise avec le piano. Faute de posséder une littérature qui lui soit propre, son répertoire se nourrit essentiellement de transcriptions. Cependant, quelques grands compositeurs ou musiciens de valeur ont écrit spécifiquement pour lui et des recueils de courtes pièces ou de versets jalonnent son histoire. Mais la frontière est floue…

Dans un souci de commercialisation, la plupart de ces œuvres portent la mention pour harmonium ou orgue, qui implique que l’organiste disposant d’un pédalier peut les adapter à son instrument. Ces recueils sont signés d’organistes- compositeurs très inspirés tels que Boëly (12 pièces, 1845), Franck (l’Organiste, 1892), Gigout (Cent pièces brèves dans la tonalité du Plain-chant, 1889 ; Album grégorien, 1895) Boëllmann (Heures Mystiques, 1896 ; Vingt-six versets posthumes, 1897), Vierne (24 pièces dans le style libre, 1913), de La Tombelle (50 pièces, 1914), Tournemire (Postludes libres, 1936 ; Petites Fleurs musicales, 1936), Fleury (24 pièces, 1936), Langlais (24 pièces, 1933-39).

Théodore Dubois a composé deux volumes de pièces pour harmonium ou orgue (publiés respectivement en 1889 et 1926).

Yannick Merlin réunit ici les pièces de Théodore Dubois destinées à l’harmonium ou à l’orgue et publiées séparément.

Contenu de la partition
– Fugetta
– Andantino Gracioso
– Offertoire
– Communion funèbre
– Prélude ou verset
– Offertoire
– Petite pastorale Champenoise
– Prélude
– Noël

21,63 TTC

DUBOIS Théodore