Gueules de pierre

Photos, littérature

38,00 TTC

L’idée est originale, le livre est beau, la mise en page efficace. D’un côté, se détachant sur un fond d’un noir intense, des images de roches à visage humain. Des « gueules de pierre » qu’a surpris le photographe Bernard Vincent, au hasard de ses balades dans la vallée de l’Ibie, entre monts de Berg et gorges de l’Ardèche. Une vallée large, caillouteuse, aux rives remontant des coteaux calcaires. Un décor osseux, quasi désertique : une rivière souvent à sec, des éboulis, des blocs de calcaire maltraités par l’érosion et sculptés par le temps. Ce qui fait que, le matin, quand le soleil est rasant, et projette ses ombres avec une étonnante netteté, on peut parfois voir se dessiner, parmi toutes ces pierres, un visage « un visage qui va changer dans l’instant suivant » mais dont Bernard Vincent a déjà tiré le portrait.
C’est alors qu’intervient Jean-Jacques Salgon, l’écrivain. Après avoir sélectionné, parmi des centaines, une cinquantaine de clichés, il a imaginé leur donner la parole. (Richard Blin “Le matricule des anges”).