COLOMB, Janáček en France, de l’indifférence à la reconnaissance, la réception…

livre | format 16×22,8 cm | 564 pages | éditeur Éditions de l’île bleue, distribué par Symétrie

35,00 TTC

Le tribunal de l’Histoire peut-il se tromper provisoirement ? Si, dix ans après sa disparition, contrairement à l’Allemagne, on ne reconnut dans notre pays à Janáček ni ses mérites, ni son apport, devait-on l’ignorer définitivement ? Le temps a fait son œuvre – pensait-on -, il a effectué le tri entre les génies et les faiseurs.
Romain Rolland, cependant, écrivait dès 1924 : « Janáček est un grand musicien dramatique […]. Je ne vois personne à lui comparer dans ce domaine, en Europe actuelle ». Opinion que reprit Jean Mistler en 1954 : « Janáček est un des plus grands musiciens modernes et sa Jenufa […] est un des drames lyriques les plus puissants qui aient paru depuis un siècle. » Pourquoi avoir attendu si longtemps pour reconnaître cette évidence ressentie par seulement quelques musicologues ?
Pourtant, sans appuis efficaces et prononcés d’écrivains, d’artistes et d’autres personnalités influentes dans notre pays, après avoir parcouru peu à peu un chemin dans le cœur des mélomanes, ce qu’on prenait pour bizarrerie ou exotisme ou encore naïveté se révéla une musique moderne exigeante, originale et forte et d’une beauté sidérante dès qu’on voulut bien l’entendre.