BURCH, Eugène Scribe ou Le Gynolâtre

poche | format 11×18 cm | 216 pages | éditeur Symétrie

11,00 TTC

Depuis un siècle et demi, le nom d’Eugène Scribe, inventeur du vaudeville moderne, dramaturge le plus populaire d’Europe un siècle durant, est devenu, pour les élites, synonyme de médiocrité académique et bourgeoise. Aujourd’hui il n’est connu que des amateurs d’opéra français… cette minorité dans une minorité. Et pour ceux-là, il n’est guère plus qu’une signature, compte tenu du peu d’intérêt que l’amateur d’opéra aujourd’hui porte aux livrets, malgré la révolution des surtitres.
Or, la principale cohérence de ces œuvres réside dans leurs représentations des rapports sociaux de sexe. C’est vrai des grands opéras, qui systématiquement mettent en scène pour les dénoncer des fanatismes masculins (politico-religieux, comme dans La Juive, Les Huguenots ou Le Prophète, impérialistes comme dans L’Africaine, ou simplement phallocentriques et homo-sociaux, comme dans Robert le diable). Et de ces fanatismes, ce sont des femmes qui sont tout aussi systématiquement les victimes. Et c’est encore plus vrai, peut-être, des opéras-comiques que l’on joue parfois encore où l’on rencontre un authentique féminisme à une époque où celui-ci en est encore en France à ces balbutiements.